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MessagePosté: 18 Déc 2009 08:18 
Wind of stars
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MessagePosté: 20 Déc 2009 19:43 
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And the winner is :

Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle


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Le précédent de Bill Callahan, le premier sous son nom, était presque décevant, un peu mou-hésitant, un peu au milieu de la route tout en restant entre deux eaux, bref une tentative centriste frustrante. Celui-ci est un quasi miracle, une réussite totale et pour tout dire la meilleure chose entendue en cette année de crise indie-pop plus geignarde qu’inspirée.
On dira un disque de rupture dans tous les sens du terme, loin des rivages lo-fi (il est fignolé) et pas loin d’un amour vraisemblablement perdu, un disque consistant (la vie est dedans), plein de tranquillité (cachée ?), une pierre de plus dans le jardin du désespoir tranquille, des arômes tertiaires et une belle maturité qui monte (regardez la monter c’est très beau.)

Si les mots me manquent pour décire tout çela (je suis faible) ceux de Bill Callahan sont bien là : « ...Well I used to be darker/Then I got lighter, then I got dark again/Somethin' to be seen, was passing over/And over me/Well it seemed like a routine case at first/With the death of the shadow, came the lightness of births/In the darkest of nights, the truth still dazzled/And I work myself, until I'm frazzled/I ended up in search of ordinary things... » « Jim Cain » premier titre, un hommage au noir, toute une palettes de gris : une caisse clair, une plus grosse, une guitare acoustique, des violons qui montent , cette voix qui descend, profond très profond ; le bathyscaphe et le baryton en somme. Le reste est à l’avenant « Too Many Birds », arbre aérien, l’ornithologue a du cœur, il n’y a plus de détresse devant l’oiseau, plus d’envols sombres… « My Friend » qui commence dans la douceur pour finir lugubre avec cette grosse caisse qui scande pour mieux clouer…« All Thoughts Are Prey To Some Beast » belle cavalcade, violons souples et inquiétude latente, « Faith/Void » splendeur terminale qui semble ne jamais vraiment vouloir en finir…

En fin de compte, ce disque est magnifique parce que Bill Callahan n’a jamais aussi bien chanté, parce que le mouvement circulaire de la vie passe dans et par les gouffres et précipices de sa voix parce que (osons le cliché) si le temps passe sur nos corps il passe aussi par nos oreilles et que ce temps là n’est pas du temps perdu. Pour notre plus grand plaisir ( ?) Callahan finira crooner, d’ailleurs ne l’est-il pas déjà un peu crooner ?


Pour le reste

Jeremy Jay - Slow Dance


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De Bobb Trimble aux garçons coiffeurs eighties, de Jonathan Richman aux machines cramoisies pour rien, de l’innocence des pionniers (Gene Holly, Buddy Vincent) au post modernisme sournois (Tom Devoto, Howard Verlaine), bref du noir et blanc de son premier album aux teintes roses délavées de celui-ci, Jeremy Jay aurait découvert la perversité post-pop. Oh rassurez-vous pas grand chose d’inquiétant dans cette perversité là ! un léger décalage, un beat neurasthénique : « Gallop », une guitare raide, une courte ligne de synthétiseur rachitique jouée avec un doigt, ce laconique dégoût nasillard dans la voix : « We Were There » de l’évidence mélodique un peu partout. en gros rien de compliqué.... Notre power-pop boy peigné circa 75 secoue quarante années de culture rock et les chansons tombent… vous me direz que la recette est simple et que c’est celle d’un adolescent indolent peu préoccupé par toutes ces histoires de transmission et de transcendance vers le style qui devraient occuper un vrai songwriter digne et mûre… et vous aurez raison car Jeremy Jay n’invente rien pas plus qu’il ne transcende. Vous me direz aussi que ce disque ne tient pas la route sur une pourtant ridicule distance de 32 minutes… et vous aurez encore raison. Vous me direz qu’il n’y a que trois vrais bons titres et que le reste sent le remplissage la rentabilisation pop et l’amortissement digital à pleins naseaux, vous me direz tout ça et vous aurait tort d’avoir raison… écoutez « Winter Wonder »… chose curieuse cette chanson, la meilleure chanson du premier album de Jeremy Jay, est plantée au beau milieu de son deuxième album, c’est pervers, compliqué, je tourne autour du pot et rien ne tombe… va t-il falloir que je secoue quelque chose ?

Minotaur Shock - Amateur Dramatics


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Tiens, j’ai bien failli passer à côté de ce disque de Minotaur Shock alors que j’aime beaucoup Minotaur Shock ! Pour expliquer cet inexplicable oubli, il faut savoir que 4AD records, le soi-disant label indépendant de notre artiste concerné (Minotaur Shock, David Edwards dans le civil), avait cru bon et malin de le sortir, ce disque, comme on vote les lois scélérates à l’Assemblée nationale : en catimini, en août (de l’année dernière), et de surcroît uniquement sous forme compressé (en MP3 quoi). Bref si le soi-disant label indépendant de notre artiste concerné (David Edwards donc) avait voulu le noyer, lui et son nouvel opus, il ne si serait pas pris autrement...
Heureusement pour nous notre ami Edwards est beaucoup plus futé que les boss vaporeux de chez 4AD et il a eu la bonne idée d’autorééditer son propre opus semi-noyé pas plus tard qu’il y a peu, et ce, sous la forme non compressée d’un vrai disque palpable et tangible.
C'est donc cette autoréédition palpable et tangible que j'ai écoutée avec un plaisir non dissimulé. Pour tout dire et pour l'essentiel, c'est un disque guilleret, fringant, leste, ingambe (mais pas gambien), folâtre, primesautier, réjoui et même badin... Il y a toujours ces synthés bricolés, ces motifs répétitifs rachetés à un Philip Glass amoindri (dans le bon sens), cet esprit ludique et jongleur, qui court toujours et encore... Il y a aussi, chose nouvelle, de vrais instruments palpables, eux aussi : un violon, une clarinette, une flûte et un saxophone alto pas bégueule... Le mélange du palpable (analogique) et du non palpable (numérique) donnant à l'ensemble une allure plus organique et vivante que ma main droite ankylosée.
On écoutera « Jason Forrest » et son saxo alto planté par un beat Detroit-Techno avec ce synthé grincheux qui la ramène dans le fond et cette guitare raide shoe-gaze qui surgit par la bande. On écoutera « Accelerated Footage » ses blips en tir rapide, son synthé-basse quasi implacable et son saxo quasi klezmer ... On écoutera surtout le « Zookeeper » qui ouvre l’album, une chose, un truc, un bidule... tendre, avec piano ironique, rythme bancal et millefeuille répétitif ; une merveille de bricoleur avisé. D'ailleurs, il est bien possible qu’il n’y ait rien de mieux que les bricoleurs avisés peut-être parfois le théâtre amateur,mais rien n’est moins sûr....


Yo La Tengo - Popular Songs


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Je n'aurai pas grand-chose à dire sur le nouveau disque de Yo La Tango si ce n'est qu'il y a dedans des moments magnifiques et que c'est peut-être leur meilleur album avec leur Fakebook de 1990. Bref, vous devriez simplement l’écouter... Écouter « I'm on My Way » et « All Your Secrets » deux belles « chansons populaires » avec dedans tout ce qu’il faut de légèreté et de velours souterrain bien assimilé... « Periodically triple or double » et « If It's True » avec cette basse soulful qui tourne bien rond et cet orgue Hammond B-3 qui scande sous la petite lumière nécessaire... Vous devriez aussi écouter « By Two's » ce faible effort somnambulique juste cotonneux comme il faut avec une Georgia Hubley plus Moe tucker réussie que jamais... Ah oui ! j’oubliais un détail désobligeant : si les neuf premiers titres sont tous très bons, il y a par contre de quoi rester circonspect et dubitatif devant les trois derniers qui frôlent de façon métronomique le syndrome « intello velvetien » un peu vain ; trois interminables jérémiades (post my bloody tortoise) qui vous donneraient presque l’envie de lapider le premier hippie qui passe à portée de cailloux. S’il n’y avait pas ces trois notables scories le nouveau disque de Yo La Tango serait pour ainsi dire impeccable, écoutez-le, pour les neuf premiers titres, merci...

Sweet Trip - You Will Never Know Why

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Le disque précédent de Sweet Trip était rempli de glittch electro qui craquaient dans l’oreille comme autant de pépins électroniques, il était aussi plein de brrr et de drrrr, des trucs bleepy qui sursautaient sur un tapis limite pop. Malgré tout ces bidouillages drum'n'bliss nous n’étions pourtant pas chez d’autres adeptes plus furieux et irrésolus de la chose, nous n’étions pas chez Venetian Snares... chez Sweet Trip il y avait des chansons, oui des amorces de chansons, un monde plus rose et pop, un monde plus fleuri, un monde alangui, du bonheur latent loin de l’embarras et de l'anthracite. Ce You Will Never Know Why (oui il est là, nouveau fuchsia et frais) est encore mieux et plus délicat, il est même pour tout dire charmant, il oublie les glittchs et autres [font=arial]« micro-accidents electro »[/font] pour naviguer vers quelque chose de plus fleuri : un genre de My Candy Valentine approximativement neo shoegaze avec jeunes filles éthérées et basses rondes de chez Sarah records.... Voilà il est ça, mais bien plus et tout à la fois aussi : pop, bossa, latin, post-punk dans l’esprit... Treize morceaux, treize délicatesse, mais pas de malheur, des rythmes complexes, parfois plus impairs que ma main droite, d’intéressants basculements harmoniques, des guitares acoustiques immaculées, une Fender plus préparée que le piano du même nom, des cordes luxuriantes, un Wurlitzer amniotique, des patterns de synthétiseur attrapent cœur... Voilà, voilà, tout ça, mais surtout par-dessus tout ça la voix de Valerie R. Cooper, une voix à la qualité nympholepte indéniable, une belle voix de jeune fille cristalline, on dira. Pour le reste quant à la nympholeptie vous pouvez me lapider ! Lapidez-moi c’est de saison, mais vous pouvez quand même écouter ce disque avant, merci.

A Place to Bury Strangers - Exploding Head


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Et voilà que le neo-shoegaze lève sournoisement le bout du nez, et voilà que les primesautiers A Place to Bury Strangers appairassent toujours stiff et raides dans un second album qui ne décevra pas les amateurs du genre puisqu’ils y retrouveront tout ce qu’ils aiment : ces murs de distorsion à loyer modéré, ces rythmes abrasifs, ce chanteur maigrichon qui s’accroche au maelström (tout en regardant ses chaussures...) Pour la distorsion le fan neo-shoegaze de base sait déjà qu'Olivier Ackermann leader affiché de la clique sonique dont il est ici question est aussi l’inventeur d’une pédale multi-effets assez prisée du microcosme (Lightning Bolt, Wilco, U2, TV on the Radio l’utilisent également ...) donc il n’y a pas de mauvaises surprises à avoir, pour ce qui est des rythmes abrasifs il n’y par contre pas d'explication rationnelle (la carence en fer ?) quant à la maigreur vocale elle paraît rédhibitoire (c’est un problème). Pour le reste et pour tout le monde, les A Place to Bury Strangers sont toujours noir c’est noir, obnubilés par la mort et la destruction (Aleister Crowley est là, Charles Manson aussi, avec toute la famille...) et toujours plus My Little bloody Jesus Valentine qu’immaculés dans l’architecture globale de leurs morceaux : un bienheureux assemblage de bruit blanc monté sur des textures pop moribondes. Bref un peu à l’écart des quelques revivalistes vaporeux qui encombrent un peu trop le secteur : que du bon (bruit concassé) et rien que ça.

The XX - XX

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La timidité butée des jeunes Young Marble Giants, la langueur ouatée de Mazzy Star, le lointain souvenir du Velvet, ce Velvet plus flottant et spectral que souterrain, celui des chansons... Des bribes R&B anémiées, le « dialogue » entre Gram Parsons et Emmylou Harris, des guitares claires et twang(s), quelque chose de primitif, d’heureusement primitif.
Sur le papier, vous me direz que tout ça tient du curieux alliage, mais dans les oreilles c’est un assez beau mélange, qui fonctionne, vraiment...

Résumons, écoutons et voyons voir... S’il y a du vain à vouloir ressassé le passé, il est parfois nécessaire de s’appuyer sur ces quelques béquilles que le temps a crée pour nous, vous voyez bien ces jambes de substitution qui nous permettent d’avancer et de nous inventer tout neuf avec de l'ancien. Ici on évoquera les béquilles branlantes de la « culture rock » et leur nécessaire soutient, on oubliera par contre le ressassé d’autres, plus gentlemen (le post-modern-punk faussement désespéré au goût du jour, la liste est longue).
Si les XX évoquent bien tout ce que j’ai maladroitement évoqué plus haut (Young marble stars sur du velours conjugal) et décris plus bas (la tradition et la « culture rock »), ce n’est certainement jamais en voulant faire les malins ou en la ramenant, c’est presque toujours naturellement et, oserais-je dire, presque involontairement ? Nous y voilà, le disque de nos doubles X est un disque primitif qui se souvient (instinctivement ?) , qui s’invente avec les moyens du bord , dans la chambre, en faisant le moins de bruit possible, histoire de ne pas réveiller les voisins... Des chansons rock'n'roll en demi-teinte, un feedback, des beats minimaux sur des mélodies plaintives. Des histoires d’adolescents en vestes noires., des histoires d’amour d’adolescents disgracieux en vestes noires...
Quelques-uns trouveront tout cela monochrome et fade, sans y voir la légèreté de touche, cette « guitare douloureuse avec un cœur agité », le goût du gardenal et l'engourdissent qu’il propose , cette heureuse inquiétude, ce tranquille désespoir à vivre que l’on éprouve la nuit en observant le plafond tout écoutant des chansons moroses.


Cold Cave – Love Comes Close

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La frange la plus rétive d’entre vous trouvera qu’il faut être sacrement tordu pour apprécier cette chose contrefaite, ces synthétiseurs second lot et ce faux désespoir qui rôde… La frange la plus rétive d’entre vous aura bien raison puisque tordu en chef j’aime assez tout ça : ce patronyme nigaud, cette pochette improbable ce rétro post-punk toc et vain…. J’aime assez ces titres pâteux-patauds, ces morceaux péniblement arrachés au vide et cet esprit visqueux-rampant : Cebe and Me, sa laconique ligne de synthétiseur abrasive, Love Comes Close et Youth and Lust de l’early New Order sans l’absence et le chagrin latent, Life Magazine une tentative lo-fi-synth-pop sympathique avec une fille qui gazouille, The Laurels of Erotomania une tentative lo-fi-synth-pop sympathique avec un garçon qui barytone (du Pet Shop Boy au rabais ?) enfin j’aime tout ça un peu et j’aime surtout beaucoup, Heaven Was Full, une sacrée part de pudding ! Je l’ai écoutée onze fois de suite cette pâtisserie là et il y a de quoi étouffer plus d’un chrétien qui passe ; mon Dieu que c’est bon ! mon Dieu que c’est bête ! Ces tambours qui grondent, cette raideur joydivisionesque , ce faux Ian Curtis qui s’accroche, ces lyrics stupides, cette lividité pour RIEN, c’est tout ce qu’il faut aimer (parfois).
Pour le reste je ne sais pas qui sont ces Cold Cave et je ne veux même pas le savoir.

NB : Ne soyons pas dupes il y a à prendre et à lâcher dans ce tombeau froid (le quasi tube idiot The Trees Grew Emotions and Died)

PS : J’ai écouté ça, en sautillant sur la tourbe Irlandaise, la tourbe cette terre élastique qui n’est pas une terre, mais plutôt une confiture d’arbres fossilisés, c’était ça le barde Van Morrison ou notre national Sardou et son Connemara ; je n’ai pas hésité.

The Drums - The Drums EP

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Les raisons qui nous pousse à aimer un disque, quand elles ne sont pas mystérieuses, sont parfois saugrenues. Tenez par exemple celui-ci : le premier de The Drums (Quel nom !), je l’aime beaucoup parce qu’il est frais et succinct là où d’autres sont longs, pléthoriques et rances (Saumâtre effet gaveur du numérique). Huit titres donc, pas un de plus, et surtout pas le temps de s’ennuyer. Pour rester, moi aussi, concis et plus bref que stoique je dirais que ce disque là, le disque des Drums c’est ce qu’il faut aimer, cette ferveur juvénile (en chemisette), ce curieux alliage froid-chaud, post-punk et guitares twang, le tout en équilibre sur une planche de surf… Une drôle de planche, un drôle d’effet boomerang qui sonne comme un incunable Factory 81 (The Wake) mais avec la twistante lumière des boys band de plage à tous les étages. On écoutera et réécoutera «Let's Go Surfing » : mains qui claquent, sifflements ingénus et mauvais bassiste à médiator ; un titre qui donne envie de gigoter en remuant une tête qui se vide plus qu’elle ne se remplie. D’ailleurs à ce titre ce disque je l’ai écouté la tête vide en sifflant et en gigotant et je l’ai beaucoup aimé, l’été est là : Let's Go Surfing !

Colin Blunstone - The Ghost Of You And Me

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Je ne voudrais par être le triste écho (voir le perroquet déplumé) de Francois Gorin (l’homme de goût des instits en détresse) mais ce disque est un cas d’école. Quatre titres passablement rock-FM qui rappellent le pire de Blunstone – Ses errances mid-seventies (deux albums à prendre avec des pincettes) ses panouilles chez les immondes Barclay James machin, une récente réformation des Zombies labellisée Franck Provost (les Zombies y étaient plus morts que vivants) – bref quatre titres plus botoxés et ignominieux que du Toto en pire ! Et puis soudain miracle ! Un quatuor à cordes, la voix de Blunstone et rien de plus… Si de la magie… Fermez simplement les yeux et écoutez monter cette voix, les yeux toujours hermétiquement clos, entendez la passer à hauteur d’azur, quelque chose de bleu qui paraît un cantique d’ailes, loin des corps, trop loin des corps ? Les mots me manquent pour décrire les six derniers titres…

Steve Earle – Townes

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Tiens j’ai écouté ce disque sur la route entre Porto et Lisbonne, entre un pont Eiffel (attention il y a deux ponts métalliques à Porto) et une statue de Fernando Pessoa entourée de touristes culturels affectueux (attention il y a deux statues de Pessoa à Lisbonne.) Deux points cardinaux extrême-occidentaux, dans le sens de Dominique De Roux, on tire un trait : c’est la route. Circulation fluide, bon chemin, bon bitume et bonne musique. Même si l'abyssal cyclope Dick Curless eut été plus adéquate en rapport à la situation proposée (« Tombstone Every Mile » splendeur pour routier indolent) ce disque, hommage de Steve Earle à son ami Townes Van Zandt , faisait quand même très bien l’affaire.

Vous allez encore me dire que je m’égare, que je tente de noyer le poisson sur la route à hauteur de Coimbra (belle bibliothèque, jolies étudiantes...) et que comme d’habitude je ne vous parle pas vraiment de musique ! Faut-il vraiment que je vous parle de musique ?

Oui ou non ? Oui ! ?

C’est un disque bienveillant, le disque d’un bon camarade encore vivant, d’un outlaw texan assagi et plein d’amitié flottante … le disque d’un homme qui a su ne pas complètement sombrer (Alcool, héroïne, prison, une vie plus longue que la route entre Porto et Lisbonne) et surtout la preuve que cet homme là n’est définitivement pas devenu ce Bruce Spingsteen, de seconde main, que le destin nous prédisait.

Ho ! Earle n’est pas un chanteur extraordinaire ( pas plus abyssal Curless que sentimental Newbury…) mais il a l’immense qualité de rester humble et modeste devant toutes ces chansons de Van Zandt qui forcement tiennent d’elles-mêmes, alors s’il y a du respect (trop ?) et du savoir-faire chez lui il y a surtout de la maturité matoise, du calme loin du chaos et même une émotion quantifiable et tangible (« Marie », bon comme du Dylan old age). En somme le bel hommage apaisé d’un homme tranquille.

NB : On se souviendra de Townes Van Zandt parlant de son grand ami Blaze Foley : « He's only gone crazy once. Decided to stay » les deux sont morts depuis longtemps, Steve Earle, lui, est toujours vivant et il a bien raison.

PS : Sinon rayon outlaw le nouveau Willie Nelson : « Naked Willie » est une bien belle escroquerie (ou l’inverse.)


Seeland -Tomorrow Today

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Les Everly Brothers et les Four Freshmen (et donc les Beach Boys) , la Space Age Pop de Raymond Scott et la manière retorse de Joe Meek, Left Banke et les Kinks, Cluster et Eno… la tentation Synth-Pop de Soft Cell et même l’excentricité relâchée de Monochrome Set… Plus près des temps qui nous occupent (nous accablent ?) l’évidence mélodique des Magnetic Fields voir pire en mieux le retro futurisme flottant des High Llamas …Bref voilà c’est un disque qui, petit miracle, ne s'enlise dans aucun marais post-moderne, sait d’où il vient et invente astucieusement en s’élevant avec le passé sous ses pieds ! Un disque où - au-delà de toutes ces choses évoquées plus haut - l’auditeur pourra écouter onduler des synthétiseurs rêveurs et apaisés, twanger des guitares qui font twang et résonner des chœurs pleins de bonté pop.
L’auditeur affirmera que cet « aujourd'hui demain » est léger, non-amnésique et futé, qu’il est plein de promesses printanières et donc de saison, l’auditeur aura bien raison.

PS : Pour le casting Seeland est un genre d’espèce de mini super groupe : Tim Feltron échappé de chez Broadcast (Ah !Trish Keenan ) et Billy Bainbrirdge ex Plone (« For Beginner Piano » petite merveille labellisée Warp)

Circlesquare - Songs About Dancing And Drugs

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Dois-je avouer ma primo-perplexité devant ce bidule post-moderne mollement posé entre Carl Craig et les Talking Heads ? Pourtant au final j’aime assez ça, il doit bien y avoir du bon dans cette semi-mollesse là, dans ce dub hannettien qui s’ignore, dans ce faux blues larvaire, madréporique et plus aboulique qu’un congrès de neurologues en goguette On ouïra sans peine « Hey You Guys » le premier titre, un bidule renfrogné plus maussade que l’ennui... mais en mieux, « Dancers » et son groove asthénique , comme noyé dans un élément glauque, et surtout «Ten to One » sorte de micro climax post partout (moderne, punk, opératoire..) et vrai délectation morose.
Pour mieux en finir, frôler la précision, on ajoutera que l’auteur de la chose évoquée affiche un beau visage de lymphatique boréal, une bien belle mèche saupoudrée et une remarquable non-voix d’endive blême, ce qui ne gâche rien en rien… ou l’inverse.

Et encore :

Richard Hawley – Truelove’s Gutter (Dans ses recettes, mais très bon)
Califone - All my friends are funeral singers (hein tu la vois ma grosse maturité, hein ?)
Robyn Hitchcock - Goodnight Oslo (Épatant, forcement épatant.)
Silk Flowers - Silk Flowers (Sous joydivionesque en diable !)
ProjectKOMAKINO - The Struggle For Utopia (Ian Curtis est tu là ? Boum, boum ! oui !)
Liz Isenberg - Indifferent and Imaginary (le meilleur disque hippie dépréssif de l'année)
Yoñlu - A Society In Which No Tear Is Shed Is Inconceivably Mediocre (Bientot culte, déjà culte ?)
Fruit Bats - Ruminant Band (le meilleur album de Wilco pour cette année 2009)
The Felice Brothers – Yonder Is The Clock (le meilleur album de Dylan pour cette année 2009)
Milieu - Colortone (le meilleur album de Boards of Canada pour cette année 2009)
Phosphorescent-To Willie (beau disque d'outlaw dépréssif. As usual...)
Blank Dogs - Under and under (Oui c'est bien)

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MessagePosté: 21 Déc 2009 17:00 
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Ah crotte j’ai oublié le GMPD ! (le meilleur album des New Pet Shop Order Boys pour cette année 2009 de merde)

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MessagePosté: 21 Déc 2009 18:48 
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Sans ordre particulier mais avec un neumbeurouane

Om - God is good
Moderat - s/t
Sunn O))) - Monoliths & dimensions
Califone - All my friends are funeral singers
Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle
Kreidler - Mosaik 2014
Fat Freddy's Drop - Dr. Boondiga and the Big BW
Steve Roach - Afterlight
S. Noble, J. Edwards, A. Wilkinson - Live at Cafe Oto
Demdike Stare - Symbiosis
Modeselektor - Body language vol. 8
Jim Haynes - Sever
The Intelligence - Fake surfer
Nadja - Under the jaguar sun et aussi Numbed
Shrinebuilder - s/t
DJ Hell - Teufelswerk
Editors - In this light and on this evening
William Fowler Collins - Perdition Hill Radio
Funeral Mist - Maranatha
The Catalyst - Swallow your teeth
8 Rolek - Fat Pigs
Troum - Eald Ge Streon
Rusted shut - Dead
Richard Youngs - Beyond the Valley of ultrahits
Blank Dogs - Under and under
Evan Caminiti - Psychic mud shrine
Dam Funk - Toeachizown
Crocodile - Summer of Hate
Blut aus Nord - Memoria Vetusta II: Dialogue with the stars
The Puritan - Lithium Gate
Ramblin Jack Elliot - A stranger here
Eagle Twin - The unkindness of crows
Malcolm Middleton - Waxing Gibbous
A place to burried strangers - Exploding head
Leyland Kirby - Sadly, the future is not longer what it was
Ben Klock - One

Sortis en 2009 mais plus vieux (rééditions, samplers, etc.)

v.a - G-Spots: The Spacey Folk Electro-Horror Sounds Of The Studio G Library
The Miracles - Depend on me, the early albums
Cornell Campbell - the Gorgon Dubwise
39 Clocks - Zoned
v.a - The sound of Wonder! Rare Electronic Pop from the Lollywood
Eliane Radigue - Vice Versa etc
Loop - A Gilded Eternety/ World in your eyes
Jim Ford - the unissued capitol album + the unissued paramount album
The Units - History of the Units
The Devil's Anvil - Hard Rock from the Middle East
Death - For the Whole World to see
Anthony "Shake" Shakir - Frictionalism 1994-2009 4LP+7" (achtung une box 3 CD remplis jusqu'à la gueule prévue début 2010)

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Au plaisir procuré par l'étirement, s'ajoute, pour la plupart des ballstretchers, la perception de pesanteur.


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MessagePosté: 21 Déc 2009 19:44 
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Integrale Marcel Amont (Death Row/Rer/Ipecac/Harmonia Mundi)

Il aura fallu toute l'énergie de Marcelle Duclos pour arriver -enfin- à rassembler ce que les aficionados de Marcel appelaient les lost tapes, terme étranger qui signifie bandes perdues.
En effet, qui outre Marcelle (vous me citerez Claude Halon, Pierre-Olivier Dumas ou Fred Kartz, et je m'en branle) aurait pu mettre d'accord des producteurs aussi éloignés -en apparence- que les tueurs d'enculeurs de mamans, les suisses à Bose, un barbu en short et nos arlésiens chéris ?
Ce qui ressort en premier lieu des cette anthologie, c'est, in fine, une cohérence dans le propos, malgré cette recherche insensée de la "note juste au bon moment" comme aimer à le rappeler Marcel à la fin de chaque repas à Baumanière. Tout est là. Même le pire. Sa virée avec Stiv Bators chez Patachou ne nous est pas épargnée ; c'est à l'honneur du maître de ne rien cacher du loup, voire du hamster qu'il est devenu après son expérience bostonienne.

Mon Top 1... jusqu'au top 100 !

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MessagePosté: 22 Déc 2009 10:02 
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1. Bibio - Ambivalence Avenue
2. Dominique A - La Musique / La matière
3. Le Loup - Family
4. Collage - Forty Seven Minute Four Seconds
5. Atlas Sound - Logos
6. Color Cassette - Forever Sparrow
7. Animal Collective - Merriweather Post Pavilion
8. Loney, Dear - Dear John
9. Revolver - Music For A While
10. The Dodos - Time To Die

11. Devendra Banhart - What Will We Be
12. Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle
13. Frànçois & The Atlas Mountains - Plaine Inondable
14. Emily Loizeau - Pays sauvage
15. Andrew Bird - Noble Beast
16. Sin Fang Bous - Clangour
17. M. Ward - Hold Time
18. Barzin - Notes to an absent lover
19. Danger Mouse and Sparklehorse - Dark Night of the Soul

20. Fever Ray - Fever Ray
21. Squares on both sides - Indication
22. Antony and the Johnsons - The Crying Light
23. Dakota Suite - The end of trying
24. Alela Diane - To Be Still
25. Belone Quartet - 1802
26. Reigns - The House on the Causeway
27. The Whitest Boy Alive - Rules
28. Etienne Jaumet - Night Music
29. P.O.S - Never Better

30. Lauter - The Age of Reason
31. Richard Hawley - Truelove's Gutter
32. Melody Gardot - Me one and only Thrill
33. Porn Sword Tobacco - Everything Is Music To The Ear
34. Holden - Fantomatisme
35. Sébastien Schuller - Evenfall
36. Tara Jane O'Neil - A Ways Away
37. Misophone - I Sit At Open windows
38. The XX - XX
39. Cornershop - Judy Sucks Lemon For Breakfast

40. Marie-Flore - More than thirty seconds if you please
41. Frànçois & the Atlas Mountains - Her river raves recollections
42. Hell - Teufelswerk
43. Serengeti and Polyphonic - Terradactyl
44. Damian Lazarus - Smoke The Monster Out
45. Nomenklatür - Gifts of Ages
46. Kings of Convenience - Declaration Of Dependence
47. Antipop Consortium - Fluorescent Black
38. Harmonic 313 - When Machines Exceed Human Intelligence
49. Melodium - Lullabies for Adults
50. Beirut - March of the Zapotec / Real people: Holland

et avec les images c'est ici :
http://hop.over-blog.com/article-meille ... 72644.html

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MessagePosté: 22 Déc 2009 16:48 
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meedee a écrit:
Integrale Marcel Amont (Death Row/Rer/Ipecac/Harmonia Mundi)

Il aura fallu toute l'énergie de Marcelle Duclos pour arriver -enfin- à rassembler ce que les aficionados de Marcel appelaient les lost tapes, terme étranger qui signifie bandes perdues.
En effet, qui outre Marcelle (vous me citerez Claude Halon, Pierre-Olivier Dumas ou Fred Kartz, et je m'en branle) aurait pu mettre d'accord des producteurs aussi éloignés -en apparence- que les tueurs d'enculeurs de mamans, les suisses à Bose, un barbu en short et nos arlésiens chéris ?
Ce qui ressort en premier lieu des cette anthologie, c'est, in fine, une cohérence dans le propos, malgré cette recherche insensée de la "note juste au bon moment" comme aimer à le rappeler Marcel à la fin de chaque repas à Baumanière. Tout est là. Même le pire. Sa virée avec Stiv Bators chez Patachou ne nous est pas épargnée ; c'est à l'honneur du maître de ne rien cacher du loup, voire du hamster qu'il est devenu après son expérience bostonienne.

Mon Top 1... jusqu'au top 100 !


:lol:

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MessagePosté: 22 Déc 2009 23:15 
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Cette envie de gerber.

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MessagePosté: 23 Déc 2009 09:18 
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meedee a écrit:
Cette envie de gerber.


Une reprise de Francois Valery par les Trotskids?

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Au plaisir procuré par l'étirement, s'ajoute, pour la plupart des ballstretchers, la perception de pesanteur.


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MessagePosté: 23 Déc 2009 10:35 
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Raoul Lachenay a écrit:
And the winner is :

Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle


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Le précédent de Bill Callahan, le premier sous son nom, était presque décevant, un peu mou-hésitant, un peu au milieu de la route tout en restant entre deux eaux, bref une tentative centriste frustrante. Celui-ci est un quasi miracle, une réussite totale et pour tout dire la meilleure chose entendue en cette année de crise indie-pop plus geignarde qu’inspirée.
On dira un disque de rupture dans tous les sens du terme, loin des rivages lo-fi (il est fignolé) et pas loin d’un amour vraisemblablement perdu, un disque consistant (la vie est dedans), plein de tranquillité (cachée ?), une pierre de plus dans le jardin du désespoir tranquille, des arômes tertiaires et une belle maturité qui monte (regardez la monter c’est très beau.)

Si les mots me manquent pour décire tout çela (je suis faible) ceux de Bill Callahan sont bien là : « ...Well I used to be darker/Then I got lighter, then I got dark again/Somethin' to be seen, was passing over/And over me/Well it seemed like a routine case at first/With the death of the shadow, came the lightness of births/In the darkest of nights, the truth still dazzled/And I work myself, until I'm frazzled/I ended up in search of ordinary things... » « Jim Cain » premier titre, un hommage au noir, toute une palettes de gris : une caisse clair, une plus grosse, une guitare acoustique, des violons qui montent , cette voix qui descend, profond très profond ; le bathyscaphe et le baryton en somme. Le reste est à l’avenant « Too Many Birds », arbre aérien, l’ornithologue a du cœur, il n’y a plus de détresse devant l’oiseau, plus d’envols sombres… « My Friend » qui commence dans la douceur pour finir lugubre avec cette grosse caisse qui scande pour mieux clouer…« All Thoughts Are Prey To Some Beast » belle cavalcade, violons souples et inquiétude latente, « Faith/Void » splendeur terminale qui semble ne jamais vraiment vouloir en finir…

En fin de compte, ce disque est magnifique parce que Bill Callahan n’a jamais aussi bien chanté, parce que le mouvement circulaire de la vie passe dans et par les gouffres et précipices de sa voix parce que (osons le cliché) si le temps passe sur nos corps il passe aussi par nos oreilles et que ce temps là n’est pas du temps perdu. Pour notre plus grand plaisir ( ?) Callahan finira crooner, d’ailleurs ne l’est-il pas déjà un peu crooner ?



http://jamrek.com/forum/viewtopic.php?t ... &start=990 :roll:

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MessagePosté: 23 Déc 2009 13:09 
effacée sur le retour
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Ce ne fut pas une année vraiment top top musicalement parlant. Je suis d'accord au moins sur le Bill Callahan. Mais faudra attendre le 30 décembre pour connaître le mien.

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MessagePosté: 23 Déc 2009 13:23 
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Eleria a écrit:
Ce ne fut pas une année vraiment top top musicalement parlant. Je suis d'accord au moins sur le Bill Callahan. Mais faudra attendre le 30 décembre pour connaître le mien.


ouais d'accord :o

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MessagePosté: 29 Déc 2009 10:06 
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Mon top 50 de geek à moi que je suis :o

50. Moderat – st [B-Pitch]
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Quand deux des figures de proue de la scène électro allemande se mettent à travailler ensemble, à quoi cela peut-il ressembler ? Après un premier essai via un EP en 2003 (‘Auf Kosten der Gesundheit’, aucune écoute au bataillon), Apparat et le duo Modeselektor remettent donc le couvert. A Apparat le côté planant, à Modelesktor celui plus percutant. Projet vraiment intéressant, avec un gout d’y reviens-y (les morceaux des trois zouaves sont vraiment très catchy), ce ‘Moderat’ séduit énormément.


49. Radio Moscow – Brain Cycles [Alive]
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Black Keys + Comets on Fire + esprit de Jimi Hendrix + Led Zeppelin = Radio Moscow. Simpliste et réducteur, certes, mais c’est selon moi assez proche de tout cela. Deuxième opus, ‘Brain Cycles’ continue dans la voie tracée par leur premier album, avec rock, pédales wah-wah, psychédélisme, garage, riffs dans tous les sens, solos de batterie déments, le tout relevé par un côté soul très loin d'être désagréable. Jubilatoire !


48. Pajo – Scream With Me [Black Tent Press]
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David Pajo s’offre un petit plaisir avec la sortie de certains de ses enregistrements confidentiels. Ceux-ci sont consacrés au groupe de punk américain Misfits. ‘Scream With Me’ est une relecture brute de décoffrage, tout à la guitare acoustique. Recréant l’ambiance des vieux disques folk qui ont fait l’histoire de la musique américaine il y a de cela 50 ans, l’ancien guitariste de Slint sort là un très beau dique, lo-fi jusqu’au bout de la corde.


47. Mos Def – The Ecstatic [Downtown]
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Attention, Mos Def revient sérieusement aux affaires ! En s’entourant de la Stones Throw crew (Madlib, Oh No, et toute la clique), ce géant du hip-hop américain pond un petit bijou, ‘The Ecstatic’, éclectique à souhait, lorgnant vers des tonalités hispaniques, moyen-orientales et carrément orientales. Extatique.


46. Toy Fight – Peplum [City Slang]
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Être signé chez City Slang, ça vous pose un groupe. Et quand c’est ce même label qui a insisté pour la reformation du groupe, c’est encore mieux ! Joyeuse troupe, Toy Fight est une arme de séduction massive avec sa folk-pop-rock, ses violons, ses banjos, ses cuivres, rappelant aussi bien les Kings of Convenience, Belle & Sebastian ou Noah and The Whale. Ce ‘Peplum’ est une preuve supplémentaire qu’en France aussi, on est capable d’en revendre aux anglo-saxons. Et sur leur terrain en plus.


45. The Hunches – Exit Dreams [In The Red]
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‘Exit Dreams’ est un disque sans concession : urgent, violent, furieux, cradingue, dans la pure tradition Hunches. En quarante minutes et douze titres, les quatre gars de Portland enfilent les titres comme des parpaings, font chauffer les riffs (et il y en a!), se mettent à hurler comme jamais et noisy-ise tout cela avec un talent certain. Mélange de garage, de punk, de rock et blues crasseux, ‘Exit Dreams’ est un tout sacrément efficace et l’adieu d’un groupe qui m’aura fait hurler «RIOT!» plus d’une fois.


44. Dan Deacon – Bromst [Carpark]
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Acoustico-electro-pop-psychédélique dont certains passages ne seraient pas reniés par Animal Collective, ce ‘Bromst’ fait partie de ces album jouissif que l’on épuise jusqu’à la moelle car justement, ils ne se limitent pas à un plaisir éphémère et grossier.


43. Ramona Falls – Intuit [Barsuk]
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Premier à l’applaudimètre à l’occasion du top des bloggeurs 2009, ce premier album solo de Brent Knopf (le type derrière Menomena) est une bien belle œuvre d’une beauté franchement sidérante. Sombre et mélancolique, mélodiquement de très haut niveau, rempli de petites idées qui ne payent pas de mine mais qui donne un vrai corps à cette œuvre, le père Brent s’offre là une escapade de haute tenue.


42. Castanets – Texas Rose, The Thaw & The Beats [Asthmatic Kitty]
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Depuis leur ‘Cathedral’ de 2004, j’avais laissé courir les Castanets, le groupe d’un seul homme, Raymond Raposa. Désormais signé chez les chats asthmatiques de Sufjan Stevens, Castanets est revenu en 2009 avec un cinquième (déjà) album, ‘Texas Rose,The Thaw & The Beats’. Un bel et étrange album. Pas vraiment folk, pas foncièrement rock. Oui, étrange. Bon. Sombre. Et habité.


41. Handsome Furs – Face Control [Sub Pop]
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Side-project le plus intéressant selon moi de la bande à Wolf Parade, Handsome Furs réussit le combo grand disque/pochette hideuse de l’année. ‘Face Control’ est un hommage à peine déguisé à New Order avec cette électro-pop synthétique teintée de new-wave. Et l’album qu’aurait pu sortir la bande à Sumner si James Murphy de Lcd Soundsystem s’était chargé de la production.


40. Jean-Louis Murat – Le Cours Ordinaire des Choses [Scarlett]
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‘Le Cours Ordinaire des Choses’ est une sacrée surprise de la part d’un artiste qui pour moi tournait quelque peu en rond. Jean-Louis Murat retrouve ici une grande inspiration et évite les pièges de grandiloquence tendus sur son passage. Et si c’est un peu facile de faire cette comparaison, ‘Le Cours Ordinaire des Choses’ est une sorte de grand frère bluesy langoureux de ‘Mustango’.


39. Pistol Disco – Evergreen [Celebrity Lifestyle]
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Chouchou de Disso toujours cachée derrière sa fenêtre, les suédois de Pistol Disco auront été une grande révélation en 2009. Un furieux mélange de style, mais où le duo garde une cohérence folle tout au long de l’album. Ici, il y a de l’electro, du drone, du noise, de l’ambient (ou presque). Une foultitude d'idées bienvenues. Et un groupe à suivre assurément.
(NB: Vu que ce sont des gens bien, ils proposent de télécharger gratuitement cet album 'Evergreen' pour se faire une idée, ici).


38. Be My Weapon – march/2009 [pSycho Specific Music]
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Nouveau projet de David Freel, leader de Swell, qui s’associe à Ron Burns à la batterie pour sortir, sous le nom de Be My Weapon, ‘march/2009’. Un album qui ne s’éloigne pas vraiment des plates bandes de Swell: ses folk-rock songs sont toujours déprimées. Mais dieu qu’elles sont belles.


37. Clark – Totem Flare [Warp]
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‘Totem Flare’ est un album qui se découvre petit à petit, tant sa densité empêche au départ d’y voir bien clair. Et pourtant. Tantôt organique, tantôt analogique, capable de tube dancefloor, l’electro de Clark mute une nouvelle fois et prend du corps. Grand album de la part d’un artiste exigeant.


36. Blank Dogs – Under and Under [In The Red]
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Projet d’un seul homme (Mike Sniper), Blank Dogs est l'apologie de "le cheap c'est chic". Tout est assez minimal (de la batterie aux synthés en passant par la voix cachée derrière une tonne d'effets), camouflé derrière un ensemble très lo-fi. Rappelant parfois aussi bien les Cure que Joy Division, New Order ou Radiohead (!), Blank Dogs il y a 25 ans aurait été signé chez Factory. Il est chez In The Red. Que voulez-vous de plus?


35. Annie – Don’t Stop [Smalltown Supersound]
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Cinq ans sans voir l’être aimé, c’est long. Alors en musique, imaginez. Après d’innombrables malentendus avec sa maison de disque, la belle norvégienne Annie revient enfin sur le devant de la scène avec un disque qui fait un bide monumentale commercialement parlant mais qui est d’une très belle tenue. Catchy comme à la belle époque, son électro-pop brillante confirme surtout qu’Annie reste parmi les plus efficaces entertaining women de la scène actuelle.


34. The Fiery Furnaces - I'm Going Away [Thrill Jockey]
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Deux albums expérimentaux et très moyens auront donc rendus The Fiery Furnaces à la raison. ‘I’m Going Away’ est un très beau retour du duo familial Friedberger. Un album pop aux compositions déséquilibrés et tordues mais qui ne tombent jamais (ni même à plat). Exigeant et déjanté, ce ‘I’m Going Away’ est un album totalement savoureux. Ne manque plus que la reconnaissance.


33. Kwoon – When The Flowers Were Singing [Autoproduction]
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Sans rigoler, voilà le secret le mieux gardé de France. Il s’appelle Kwoon et avec l’aide d’un premier album (‘Tales and Dreams’), il m’avait mis par terre. Plus de trois ans plus tard, en plein mois de décembre, revoilà Kwoon avec un nouvel album (encore une fois autoproduit), ‘When The Flowers Were Singing…’, sortie début décembre. Un disque de post-rock rêveur, dans la lignée du précédent, mais plus ambitieux et mieux produit. Splendide. On en reparle rapidement dans ces pages.


32. Junior Boys – Begone Dull Care [Domino]
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Voilà un groupe dont les albums ne sont pas immédiats mais dont les écoutes successives sont révélatrices du talent de ce duo, à l’électro-pop synthétiques et aux ambiances eighties. Troisième album, troisième réussite pour un groupe qui ne paye pas de mine mais qui est sacrément imposant.


31. Sonic Youth – The Eternal [Matador]
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On viendrait presque à croire que dès le début, ils savaient qu’ils ne vieilliraient pas. Sonic Youth a a bientôt 30 ans, et à quelques erreurs de parcours près, ils sont encore là. Encore et toujours. Et on le sait dès les premiers cris de Kim Gordon sur Sacred Trickster.
Rock-pop (selon Sonic Youth), ‘The Eternal’, sans jamais tomber dans la facilité, est peut-être leur meilleur album de la décennie. Un album qui ne renversera pas les codes comme il y a 15 ans. Mais qui prouve bien que la jeunesse sonique est éternelle.


30. Mélanie Pain – My Name [Cinq7]
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Son premier album solo ‘My Name’ est une grande confirmation du talent de Mélanie Pain, découverte sur le 'First Date' de Villeneuve. Grain voix charmant, musicalement impeccable, Mélanie Pain compose des chansons pop classieuses (l’aide de Villeneuve ou 1973 y est pour beaucoup aussi), flirtant de ci de là avec la soul ou le cabaret. Et histoire de faire les choses bien, elle convie ici Thomas Dybdahl et surtout Julien Doré pour une chanson magnifique, Helsinki.


29. Julie Doiron - I Can Wonder What You Did With Your Day [Jagjaguwar]
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Avec Julie Doiron, c’est un coup sur deux. Après un ‘Woke Myself Up’ sympathique à défaut d’être renversant, la canadienne reprend les choses en main et sort un album dans la lignée qualitative de son indispensable ‘Goodnight Nobody’ avec ce ‘I Can Wonder What You Did With Your Day’. Tout en n’oubliant pas d’aller se lover le temps de quelques ritournelles dans le sable autour d’un beau feu de camp, Julie Doiron sort les griffes et les guitares. Un album joliment corsé.


28. The Twilight Sad - Forget The Night Ahead [Fat Cat]
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Ils ont l’accent qui va bien (ces ‘rrrr’). Ils jouent fort permettant ainsi à leurs compositions de prendre une ampleur incroyable. Ils aiment raconter des histoires où ne semble jamais percer le soleil. C’est un peu tout ça à la fois The Twilight Sad. Un combo écossais rock où basse classieuse (et vraie métronome), effets de pédales et productions aux oignons se disputent la plus grosse part du gâteau. Play It Loud !


27. Sophia – There Are No Goodbyes [The Flower Shop]
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Ami(e)s de la déprime bonsoir ! Robin Proper-Sheppard est de retour avec son groupe Sophia pour un nouvel album déprimant et mélancolique à souhait. Après un ‘Technology Won’t Save Us’, Sophia reprend de la bête avec ce ‘There Are No Goodbyes’ de haute tenue, fait de mélodies à déchirer les cœurs et de paroles à faire couler les larmes.


26. Why ? – Eskimo Snow [Anticon]
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Bien que mises en boite durant l’enregistrement de ‘Alopecia’, les chansons d’‘Eskimo Snow’ sont tout sauf des face-b ou des chutes de studios. Tout le contraire. Un changement de direction même, cet album étant clairement le plus «pop» de la discographie de Why?. Surtout, ‘Eskimo Snow’ semble être le côté clair d’‘Alopecia’, et la preuve (une fois de plus) que l’on tient là un des plus grands plus grands compositeurs de cette décennie (cette faculté – et facilité – à animer ses chansons de petits riens pour en faire de grandes mélodies). Ce type est fantastique.


25. We Were Promised Jetpacks – These Four Walls [Fat Cat]
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Attention : on tient peut-être le groupe de rock qui animera les charts de la décennie qui vient. We Were Promised Jetpacks : écossais d’origine, pratiquants dans l’église réformée du rock-post-punk-pop, rappelant aussi bien The Apparitions que The Wedding Present avec un soupçon de The Twilight Sad (et pas que pour l’accent). Et surtout capables sur ce premier album ‘These Four Walls’ de pondre des compositions d’une efficacité folle sans jamais tomber dans une facilité dans laquelle tombent beaucoup trop de groupes. Ces We Were Promised Jetpacks ont vraiment tout pour être énorme. On vous aura prévenu.


24. Grand Duchy – Petits Fours [Cooking Vinyl]
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Frank Black prend se femme Violet Clark par la main et l’emmène manger des ‘Petits Fours’. Un énième album passable et ennuyeux ? Non, un album 3 étoiles ! Mieux que ça même, une résurrection ! ‘Petits Fours’ m’a vraiment réconcilié avec le gros Francis et son indie-rock de la fin des années 80. Une ambiance terrible, une production qui met toutes les parties de guitares vraiment en valeur. Un retour passé assez inaperçu mais très réussi !


23. Malcolm Middleton – Waxing Gibbous [Full Time Hobby]
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Ce gars là est une vraie marotte. Pour l’instant je n’avais jamais été déçu par Malcolm Middleton depuis le lancement de sa carrière solo. Ce ‘Waxing Gibbous’ ne déroge pas à la règle. Alignant bluettes pop et tubes rock (Red Travellin’ Socks et Kiss at The Station notamment), l’ancien compère d’Aidan Moffat continue sur la lancée d’une discographie pour l’instant sans faille, toujours menée par cet accent si délicieux


22. Japandroids – Post-Nothing [Unfamiliar]
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Prenez un peu de rock. Saupoudrez de punk. Et faites cuire à noise doux pendant 35 mns. Voilà la recette du ‘Post-Nothing’, premier album de Japandroids, groupe de Vancouver, qui cache son jeu derrière une pochette d’un classicisme désuet. Un album qui frappe fort et juste. Ah tiens, un tympan…


21. A Place To Bury Strangers - Exploding Head [Mute]
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Passé chez Mute et une major après un premier essai détonnant, A Place to Bury Strangers convainc une nouvelle fois avec leur nouvel album 'Exploding Head’. A nouveau lové dans les bras d'une décennie plus que jamais à la mode, les américains tapent plus fort, joue plus juste. Rock-noise-pop lorgnant vers un mélange post-punk/shoegaze, avec guitares pleines d'effets et bruyantes, 'Exploding Head' porte vraiment bien son nom.


20. Crocodiles – Summer of Hate [In The Red]
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The Jesus and Mary Chain a du être le groupe le plus cité cette année sur le net tant de nombreux albums sont allés puiser chez les écossais une partie de l'inspiration. 'Summer of Hate' des Crocodiles ne déroge pas à la règle. Incisif, court, il mélange habilement du shoegaze et de la noisy-pop, en ajoutant des synthés bien vintage.


19. The Mountain Goats - The Life Of The World To Come [4AD]
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‘The Life Of The World To Come’, nouvel album de The Mountain Goats, est une surprise folk/folk-rock totalement inattendue. Entendons-nous bien : j’avais vraiment beaucoup aimé ‘Heretic Pride’, son dernier en date, mais celui-là est plus fort. Il n’a pas semblé aussi en forme que depuis ‘The Sunset Tree’. Un peu plus et il nous ferait retourner à la messe le père Darnielle.


18. Fever Ray – st [Rabid Records]
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Membre de The Knife, Karin Dreijer Andersson prend son envol et sort son premier album sous le nom de Fever Ray. Dark-pop pleine de synthé, finalement proche sans l’être de son groupe d’origine, elle compose là un disque de toute beauté, hypnotique, à l’ambiance lourde et lugubre. Une fièvre étouffante, dont même les clips sont en tous points formidables (l’achat de la version avec le dvd compilant les dits clips est une nécessité).


17. Action Dead Mouse – Revenge of Doormats and Coasters [Greed Recordings]
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Deuxième album de ces italiens de Bologne, et première franche réussite. Un grand coup de pied dans les noix et un ambitieux album de math-rock teinté de post-rock. Ici, il y a du Shellac, du Silver Mount Zion, le tout sous le patronage de Do Make Say Think. Presque essentiellement instrumental, ce ‘Revenge of Doormats and Coasters’ est un disque de haute-voltige, qui ne laisse jamais une seconde de répit à l’auditeur, mais qui n’oublie pas de se reposer sur des mélodies recherchées et exigeantes.


16. Sufjan Stevens – The BQE [Asthmatic Kitty]
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Depuis la sortie de ‘Come On Feel The Illinoise’, Sufjan Stevens nous mène en bateau : une participation à une compilation par-ci, un album de chutes de studio par là. Mais rien de bien concret en nouveauté. Dernière sortie discographique pour le petit génie, ‘The BQE’. Ou la concrétisation sur support physique de son hommage musical et visuel à la Brooklyn-Queens Expressway, une autoroute de New-York. Agrémenté d’un dvd présentant le film, cet album est somptueux. Uniquement instrumental, Sufjan Stevens compose là une musique de film passant de la comédie musicale à l’electro ou l’acid-jazz avec une finesse incroyable. Et que l’on peut appréhender comme la 3è pierre de son projet (qu’il rejette aujourd’hui) des ‘50 States’.


15. Loney Dear – Dear John [Polyvinyl]
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Si l’on en croit Emil Svanängen, ce ‘Dear John’ est son dernier album sous le nom de Loney Dear (il en a même perdu sa virgule). Et quel album ! Un disque qui s’échappe du folk pour aller vers des sonorités plus organiques et électroniques (80s powa !). Perclu de mélodies travaillées et de quelques titres endiablés, ce ‘Dear John’ est en tout cas un bien formidable point final d’un premier début de carrière.


14. The Pains of Being Pure at Heart – st [Slumberland]
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Le meilleur groupe anglais de l’année est… américain ! Shoegaze de Jesus and Mary Chain, noisy pop de My Bloody Valentine, pop de The Smiths, The Pains of Being Pure at Heart vient fouiller avec bonheur dans les années 80 pour en ressortir la quintessence. Ce premier album est une bien belle surprise, qui «sonne beaucoup comme» certes, mais dont la qualité des compositions ne se dément pas.


13. Bill Callahan – Sometimes I Wish We Were An Eagle [Domino]
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Penser qu’en 2009 un des albums de l’année serait composé par celui qu’on appelait Smog relevait de la gageure. Ce ‘Sometimes I Wish We Were An Eagle’ est étourdissant de beauté, de finesse et de douceur. Si dans 40 ans, un de vos petits-enfants vous pose la question «dis papy, c’est quoi qui était beau dans le monde en 2009», vous pourrez répondre «‘Sometimes I Wish We Were An Eagle’ de Tonton Bill Callahan».


12. Crystal Antlers – Tentacles [Touch & Go]
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‘Tentacles’ est un album où tout va très vite, où tout tape très fort. Mais jamais trop. Un disque d’artillerie lourde mais pas dans le sens pataud. Non. Les Crystals Antlers pour leur premier album conjugue le noise avec le grunge, le tout au passé composé de psychédélisme. Dernier album sorti par Touch & Go (même dans la mort, ce label au combien précieux aura su avoir bon gout), ‘Tentacles’ est un monument, d’une homogénéité rare dans ce genre musical.


11. Barzin – Notes to an Absent Lover [Monotreme]
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Plus proche d’un Tanakh ou d’un Lambchop, le nouveau Barzin est une bénédiction. ‘Notes to an Absent Lover’ est LE disque folk lumineux de l’année. Ajoutant quelques soupçons de pop dans ses compositions, enrobant le tout de jolies cordes et d’une production tout en retenue, Barzin séduit encore. Le pendant 2009 de l’album de The Sleeping Years.

10. Jeffrey Lewis & The Junkyard – 'Em Are I [Rough Trade]
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Accompagné de The Junkyard (le groupe de son frère Jack), Jeffrey Lewis sort enfin l’album cohérent que l’on attendait depuis 'The Last Time I Did Acid I Went Insane'. S’il ne perd pas de vue l’esprit anti-folk qui est depuis le départ le sien (il est quand même une des pierres angulaires du mouvement), Jeffrey Lewis pond là un '‘Em Are I' qui sent bon le rock bruitiste et les balades country-pop. Cet album, délicieux en tous points, est peut-être d'ailleurs son meilleur.


09. Dominique A – La Musique [Cinq7]
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Dominique A est là et plus que jamais là. Nouvel album et nouvelle réussite. Son ‘La Musique’, plus intimiste et sobre que ses derniers élans, est un vrai manifeste de pop. On retrouve un Dominique A sur le fil, enchainant mélodies travaillées et rythme effréné. Surtout il compose une chanson, refusée par Bashung, peut-être la plus belle de son répertoire, Immortels. Et, en cadeau, il offre un deuxième album, 'La Matière', presque aussi bon, en bonus disque. Ce mec est grandiose.


08. Fuck Buttons – Tarot Sport [ATP]
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Si Surf Solar est indéniablement un des grands hymnes de cette année 2009 (dont il faut écouter la version longue plutôt que la trop courte version single. Voir là), il ne faut pas croire que ce n’est que l’arbre qui cache une forêt. Au contraire, après un ‘Street Horrsing’ redoutable, les Fuck Buttons changent de registre, appellent Andrew Weatherall (un des types derrière Two Lone Swordsmen) à la production, invoquent les claviers hypnotiques et rendent une copie impeccable. Mélange de M83, Animal Collective et Black Dice, ce ‘Tarot Sport’ est un incroyable album festif et exigeant.


07. Emmy The Great – First Love [Close Harbour]
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Guest-vocal du premier album de Lightspeed Champion, Emmy The Great s’est émancipée et sort un premier album doux et beau, qui décrit avec talent un quotidien pas toujours rose. Entre folk, americana et country, la grande Emmy invoque les âmes de Nina Nastasia, Kimya Dawson ou Jenny Lewis. Sacrée parolière, Emmy The Great est une songwriter qui devrait rapidement compter.


06. Animal Collective – Merriweather Post Pavilion [Domino]
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Je vais presque finir par en avoir marre de toujours mettre Animal Collective dans mes tops de fin d’année. Sauf que je ne peux pas faire autrement. La faute à une inventivité sans fin, une certaine idée de la pop et de la musique assez unique. Plus mélodique, fait de beats électro et de toujours autant de psychédélisme, ‘Merriweather Post Pavilion’ propose une nouvelle évolution dans le son du groupe. Une de plus. Avec une grande réussite. Une de plus là aussi.


05. The Lonely Island - Incredibad [Universal Republic]
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L’album le plus crétin de l’année, peut-être même de la décennie. Les tauliers du Saturday Night Live Show, mené par ce taré de Andy Samberg composent un album hip-hop dopé aux lyrics aussi drôles que bien senties. Emmenant dans leur voyage Justin Timberlake (hilarant dans Dick in a Box), Natalhie Portman (immense Nathalie’s Rap), Julian Casablancas (voir là) T-Pain ou Norah Jones, The Lonely Island réussissent leur pari du comedy-album malin. Hilarant, musicalement béton et complété par quelques clips déjà mythiques, cet album est tout sauf ‘Incredibad’.


04. Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]
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Dear Reader ou la douceur de l’année venue d’Afrique du Sud. Une vraie révélation qui m’a explosé à la figure un soir où ils ouvraient pour Get Well Soon à la Salle du Kao de Lyon. Ce ‘Replace Why With Funny’ est un magnifique album pop, extrêmement bien arrangé, qui rappelle par moments Fiona Apple. Toutes les chansons respirent ici finesse et délicatesse. Immense coup de cœur.


03. Mumford & Sons - Sigh No More [Gentlemen of The Road]
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Attention gros morceau. Voilà l’album qui peut résumer à lui seul tout un pan de la musique des années 2000. Pop-folk dans la lignée d'Arcade Fire ou de Noah and The Whale, on sent même du Beirut par ci et même du Springsteen là. Il y a tout sur ce ‘Sigh No More’ : des hymnes héroïques et euphoriques, des passages plus touchants. Du banjo, de la mandoline, énergique, efficace, poétique et tout simplement beau, cet album est une collection de perles dont il est très dur de se défaire. Avec Dear Reader, la très grande révélation de l’année.


02. Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]
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Depuis qu’il s’était mis en tête de travailler avec toute la confrérie canadienne du label Constellation, Vic Chesnutt semblait avoir retrouvé une seconde jeunesse. Si ‘North Star Deserter’ était déjà un album sublime, ‘At The Cut’ est d’un autre niveau encore. Plus que jamais post-rock-folk, Vic Chesnutt est ici à son sommet. Les Guy Picciotto, Thierry Amar et autres Efrim sont plus que jamais au service d’un maître à son apogée. Poignant et désespérément beau; 'At The Cut' est une nouvelle bénédiction. Et on pourrait dire la même chose de 'Skitter On Take Off', l'autre album du bonhomme enregistré avec Jonathan Richman.
Bref, un des plus beaux compositeurs qui soit, et qui a préféré tirer sa révérence un soir de noël 2009, nous laissant là, pantois, frissonnant et pleurnichant à chaudes larmes. Heureusement, il nous reste ses 'Is the Actor Happy?', 'Drunk' ou ce 'At The Cut' dont les chansons prennent un sens bien plus terrible qu'il y a encore 1 mois.


01. Current 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain [Durtro Jnana]
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Voilà un album terrifiant et incroyablement indispensable en cette année 2009. Current 93 compose ici la bande-son de la fin du monde, de la dévastation, de la destruction, du chaos, du néant. Dronesque, noisy, expérimental, acid-folk, avec guitares taillées en pointe et cordes brillantes mais lugubres, David Tibet et sa grande confrérie (de Rickie Lee Jones à James Blackshaw), pond là un chef d’œuvre dont on ne le pensait plus capable. Œuvre jubilatoire et exigeante, ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ est un bien bel album pour clore la décennie et ouvrir la suivante, sur des bases totalement nouvelles.


Et du son pour chaque album présenté:

(31 à 50) http://ileftwithoutmyhat.blogspot.com/2 ... 50-31.html
(11 à 30) http://ileftwithoutmyhat.blogspot.com/2 ... 30-11.html
(01 à 10) http://ileftwithoutmyhat.blogspot.com/2 ... 10-01.html[url][/url]

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MessagePosté: 01 Jan 2010 14:50 
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49) Woods – Songs of shame
48) Yeah Yeah Yeahs – It’s Blitz!
47) The Kingsbury Manx – Ascenceur ouvert!
46) Sebastien Schuller - Evenfall
45) Antipop Consortium – Fluorescent Black
44) Arctic Monkeys – Humbug
43) Charlotte Gainsbourg – IRM
42) Sophia – There are no goodbyes
41) Fuck Buttons – Tarot Sport
40) Califone – All my friends are funeral singers
39) Raekwon - Only Built 4 Cuban Linx, Pt. 2
38) M. Ward – Hold Time
37) Cymbals eat guitars – Why there are mountains
36) AC Newman – Get guilty
35) Sonic Youth – The eternal
34) Lacrosse – Bandages for the heart
33) Port O’Brien - Threadbare
32) Centenaire – The enemy
31) Magic Arm – Make lists do something
30) Be my weapon – March 2009
29) Holden – Fantomatisme
28) Atlas Sound – Logos
27) Wild Beasts – Two Dancers
26) Magnolia Electric Co - Josephine
25) Camera Obscura – My Maudlin career
24) Bill Callahan – Sometimes I wish we were an eagle
23) Hayden – Place where we lived
22) François & the Atlas Mountains – Plaine Inondable
21) Why? – Eskimo Snow
20) White Rabbits – It’s frightening
19) Various Artists – Dark was the night
18) Daniel Martin Moore – Stray Age
17) The Rural Alberta Advantage - Hometowns
16) St Vincent - Actor
15) Dominique A – La musique
14) Systems Officer - Underslept
13) The Limes – The Limes
12) Karen O and the kids – Where the wild things are – OST
11) Phoenix – Wolfgang Amadeus Phoenix
10) Toy Fight – Peplum
09) Bat for lashes – Fur and Gold
08) Pants Yell! – Received pronunciation
07) The Dodos – Time to die
06) Dear Reader – Replace why with funny
05) The Thermals – Now we can see
04) JP Nataf – Clair
03) Dirty Projectors – Bitte Orca
02) Grizzly Bear - Veckatimest
01) Animal Collective – Merriweather Post Pavillion


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MessagePosté: 07 Jan 2010 18:39 
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Moi mon top, il est sur Millefeuille (en bas de page, l'avant dernier) http://www.mille-feuille.fr/Modules/Art ... icle_id=50

Et...

J'ai le même numéro 1 que C11, ça fout les jetons, vous croyez ?

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